Il est inconcevable que des enfants fassent la loi à la maison. Le slogan de Mai 68 « Il est interdit d’interdire » ne doit en aucun cas s’appliquer à l’éducation des enfants.
L’éducation des enfants doit être accompagnée d’un schéma pour leur avenir : dès l’âge de raison, les enfants doivent savoir qu’ils vont à l’école pour leur bien, pour une meilleure insertion dans la société et pour l’accès au travail.
On parle beaucoup de la crise d’adolescence. C’est encore aux parents d’imposer des limites et de contenir leurs enfants dans les horaires de la famille : un temps pour les devoirs, un temps pour le dîner, et un temps pour dormir. Si un jeune commence à sortir sans but en dehors des heures scolaires, il en viendra à sortir sans permission et sans que ses parents sachent où. On sait bien que les enfants testent leurs parents pour voir ce qu’ils peuvent accepter ; il faut donc rapidement définir des limites.
Les parents ne doivent pas se décharger de leurs responsabilités à l’égard de leurs enfants. Si ce parcours d’éducation est réussi, il n’y a pas de raison pour que les jeunes connaissent des problèmes de comportement, d’incivilités. Une jeunesse qui s’est bien adaptée aux normes de la société doit s’y intégrer tout naturellement, sans difficulté majeure.
Bien sûr, l’éducation est souvent difficile pour les parents aujourd’hui. Il est fréquent que les deux parents travaillent, laissant les enfants livrés à eux-mêmes, et les familles monoparentales souffrent le plus souvent de l’absence de présence masculine. De plus, l’ancien « triumvirat » constitué par l’Eglise, l’Ecole et la Famille ne joue plus son rôle de surveillance. Mais il est inconcevable de laisser son enfant mal tourner. Les parents doivent faire en sorte d’être présents et de s’intéresser à leur enfant, surveiller ses résultats scolaires, ses fréquentations, ses activités, etc. Il faut l’aider à trouver sa voie.
Notre jeunesse est la prochaine aurore de notre société. Il y a donc tout lieu de lui accorder toute notre attention. Chacun de nous doit prendre ses responsabilités. Même si les enfants ne sont pas les nôtres, nous pouvons aider à leur éducation en corrigeant leurs comportements dans la rue envers les personnes âgées, leurs camarades, etc. Plutôt que se dire « mon enfant ne ferait jamais ça », il faut se dire « cet enfant va peut-être côtoyer le mien demain ». Il est donc important de le reprendre et de lui faire comprendre son erreur. Il faut également être prêt à prévenir les travailleurs sociaux si l’on assiste à des dérapages.

Regards sur l’éducation familiale