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Regards sur l’éducation familiale

La famille est la première composante de la société. Elle prend sa source dans l’envie de deux personnes de partager des choses. Cela se traduit souvent par l’arrivée d’un enfant. Mais les parents doivent avoir conscience qu’on ne fait pas des enfants pour soi, mais pour qu’ils entrent dans la société. Ils doivent donc avoir à coeur de leur inculquer la bienséance et le respect des choses et des gens, à commencer par leurs parents.

Il est inconcevable que des enfants fassent la loi à la maison. Le slogan de Mai 68 « Il est interdit d’interdire » ne doit en aucun cas s’appliquer à l’éducation des enfants.

L’éducation des enfants doit être accompagnée d’un schéma pour leur avenir : dès l’âge de raison, les enfants doivent savoir qu’ils vont à l’école pour leur bien, pour une meilleure insertion dans la société et pour l’accès au travail.

On parle beaucoup de la crise d’adolescence. C’est encore aux parents d’imposer des limites et de contenir leurs enfants dans les horaires de la famille : un temps pour les devoirs, un temps pour le dîner, et un temps pour dormir. Si un jeune commence à sortir sans but en dehors des heures scolaires, il en viendra à sortir sans permission et sans que ses parents sachent où. On sait bien que les enfants testent leurs parents pour voir ce qu’ils peuvent accepter ; il faut donc rapidement définir des limites.

Les parents ne doivent pas se décharger de leurs responsabilités à l’égard de leurs enfants. Si ce parcours d’éducation est réussi, il n’y a pas de raison pour que les jeunes connaissent des problèmes de comportement, d’incivilités. Une jeunesse qui s’est bien adaptée aux normes de la société doit s’y intégrer tout naturellement, sans difficulté majeure.

Bien sûr, l’éducation est souvent difficile pour les parents aujourd’hui. Il est fréquent que les deux parents travaillent, laissant les enfants livrés à eux-mêmes, et les familles monoparentales souffrent le plus souvent de l’absence de présence masculine. De plus, l’ancien « triumvirat » constitué par l’Eglise, l’Ecole et la Famille ne joue plus son rôle de surveillance. Mais il est inconcevable de laisser son enfant mal tourner. Les parents doivent faire en sorte d’être présents et de s’intéresser à leur enfant, surveiller ses résultats scolaires, ses fréquentations, ses activités, etc. Il faut l’aider à trouver sa voie.

Notre jeunesse est la prochaine aurore de notre société. Il y a donc tout lieu de lui accorder toute notre attention. Chacun de nous doit prendre ses responsabilités. Même si les enfants ne sont pas les nôtres, nous pouvons aider à leur éducation en corrigeant leurs comportements dans la rue envers les personnes âgées, leurs camarades, etc. Plutôt que se dire « mon enfant ne ferait jamais ça », il faut se dire « cet enfant va peut-être côtoyer le mien demain ». Il est donc important de le reprendre et de lui faire comprendre son erreur. Il faut également être prêt à prévenir les travailleurs sociaux si l’on assiste à des dérapages.


Regards sur la question des retraites

On rencontre aujourd’hui des difficultés à financer les retraites car le nombre d’actifs ne compense pas le nombre d’inactifs, notamment à cause de l’allongement de la durée de vie.

Si l’on veut éviter une explosion sociale encore plus importante que celle de 1968, il faut entreprendre des négociations avec tous les partenaires sociaux. Une fois ceux-ci réunis et déclarés compétents, il faudrait établir une classification des droits à la retraite en fonction des conditions de travail : âge d’entrée dans le monde du travail, pénibilité du travail, travail dégradant, horaires de nuit, astreintes, travail dangereux… Ceux qui ont connu les conditions de travail les plus difficiles devront être privilégiés dans l’instauration de l’âge légal de la retraite. Une fois ces paramètres pris en compte, nous pourrons aller de l’avant.

En revanche, si on laisse tout le monde au même niveau, on continuera à creuser les inégalités. Les riches pourront s’offrir les médicaments de « confort » que l’on continue à dérembourser, tandis que les plus pauvres devront se contenter de la CMU et des remèdes de grands-mères! Ne sommes-nous pas tous des humains?

Les gouvernements se contentent de bricoler. On sait que la Suède et la Norvège ont une avance considérable sur nous, mais on ne fait rien pour s’en inspirer. On ne pense pas à mieux répartir les cotisations sociales, à prélever davantage sur les gros salaires que sur les petits. On se contente de tenter de préserver nos privilèges en se disant : « Après moi, le déluge »!

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